Comment connaître son type de cheveux ?
Tu veux une belle coupe, une routine efficace, des produits qui marchent. Mais tu galères.
Tu testes un soin “spécial boucles” alors que tes cheveux ondulent à peine. Ou tu prends un shampoing pour cheveux gras… et te retrouves avec le cuir chevelu sec.
La raison ? Tu ne connais pas ton vrai type de cheveux.
Pas celui que tu crois avoir. Pas celui que ta coiffeuse a vaguement évoqué en 2017.
Mais celui que tu peux identifier toi-même, de façon simple, fiable, chez toi — sans être expert ni deviner au hasard.
Dans cet article, tu vas découvrir comment analyser précisément la nature de tes cheveux : leur forme, leur densité, leur épaisseur, leur porosité… et ce que ça implique pour ta routine.

« Une routine efficace commence toujours par une chose : savoir à qui tu as affaire. »
1. Observer la forme naturelle du cheveu
Premier critère fondamental : la forme de ton cheveu quand il pousse sans intervention extérieure.
Laisse-les sécher naturellement à l’air libre après un shampoing, sans produit, sans brosse. Regarde ce qui se passe.
- Raides : ils tombent droits, sans courbe ni mouvement.
- Ondulés : ils forment des vagues souples, visibles surtout à mi-longueur.
- Bouclés : ils dessinent des spirales nettes, rebondies, parfois serrées.
- Crépus : ils forment des boucles très serrées ou une masse dense, avec beaucoup de volume et peu de définition.
Ce critère est visuel, mais il dit beaucoup : c’est la base de ton identité capillaire.
Et même si tu changes de coupe, de style ou de routine… ta texture naturelle, elle, reste.

« Ton cheveu ne ment pas. Il suffit parfois de le laisser tranquille pour qu’il parle. »
2. Sentir l’épaisseur de la fibre
L’épaisseur du cheveu, ce n’est pas combien tu en as, mais le diamètre de chaque fibre.
Prends un seul cheveu entre deux doigts. Si tu le sens à peine, il est fin. S’il est bien présent, moyennement épais. Et s’il semble solide, presque “rigide”, il est épais.
Tu peux aussi le comparer à du fil à coudre :
- Plus fin → cheveu fin
- Équivalent → cheveu moyen
- Plus épais → cheveu épais
Pourquoi c’est important ? Parce qu’un cheveu fin supporte mal les produits lourds ou les coiffages agressifs. Un cheveu épais, lui, a besoin de plus de nutrition et de discipline.

« L’épaisseur de ton cheveu, c’est sa force brute. Mais aussi sa sensibilité. »
3. Évaluer la densité : beaucoup ou peu de cheveux ?
La densité, c’est combien de cheveux poussent sur ton cuir chevelu.
C’est ce qui donne un effet de “masse” ou, au contraire, un crâne un peu visible.
Pour l’évaluer, écarte tes cheveux au sommet de la tête.
- Si tu vois facilement ton cuir chevelu : faible densité
- Si tu le vois à peine : densité moyenne à forte
Pourquoi c’est utile ? Parce qu’un style volumineux sera plus facile à créer avec une densité élevée.
Mais avec peu de densité, mieux vaut viser des coiffures plus floues, texturisées, ou structurées par le haut plutôt que sur les côtés.
Et ça peut t’éviter des frustrations inutiles. Non, tes cheveux ne sont pas “nuls”. Ils sont peut-être juste moins nombreux. et embout diffuseur est ton meilleur allié si tu veux structurer sans abîmer.

« Le bon volume ne vient pas toujours de plus de cheveux. Il vient souvent d’un meilleur choix de coupe. »
4. Tester la porosité : comment ton cheveu absorbe l’eau
La porosité, c’est la capacité de ton cheveu à absorber et retenir l’humidité.
C’est un facteur clé pour bien choisir tes soins.
Voici un test simple :
- Prends un cheveu propre et sec, fais-le tomber dans un verre d’eau.
→ Il flotte longtemps ? Faible porosité (le cheveu absorbe mal l’eau).
→ Il coule vite ? Haute porosité (le cheveu absorbe tout, mais perd vite l’hydratation).
→ Il met du temps à descendre ? Porosité moyenne (équilibrée).
Un cheveu très poreux a souvent besoin de soins riches, nourrissants, et de produits qui “scellent” l’hydratation.
Un cheveu peu poreux a besoin de chaleur douce pour ouvrir ses écailles et mieux faire pénétrer les soins.

« La porosité est invisible. Mais c’est elle qui décide si ton soin fonctionne ou s’évapore. »
Identifier les besoins spécifiques de ton cuir chevelu
Trop souvent oublié, ton cuir chevelu est le terrain de base de ta chevelure.
Et il influence autant ton type de cheveux que la fibre elle-même.
Observe-le entre deux shampoings. Démange-t-il ? Graisse-t-il vite ? Est-il sensible ? Sec ? Y a-t-il des pellicules ?
Un cuir chevelu gras te pousse à espacer les soins riches. Un cuir sec demande des nettoyants doux, hydratants. Un cuir sensible te prévient quand un produit est mal adapté.
Ton type de cheveux, ce n’est pas juste ce qui pousse. C’est aussi l’environnement dans lequel ça pousse.

« Un cuir chevelu équilibré, c’est un cheveu qui pousse bien, vit mieux, tient plus longtemps. »
Conclusion
Connaître son type de cheveux, ce n’est pas juste cocher une case.
C’est regarder, toucher, sentir, tester.
C’est se mettre en lien avec soi, sans jugement, avec attention.
Premier pas : observe la forme, l’épaisseur, la densité, la porosité, et l’état de ton cuir chevelu.
Puis adapte tes soins à ce que tu es vraiment — pas à ce que tu imagines, ou ce qu’un packaging te vend.
Parce qu’à partir de là, chaque produit, chaque geste, chaque coupe… aura enfin du sens.
